UEFA - Euro 2016 - France
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Quatre choses à retenir de la défaite de l’Espagne

par La rédaction
Busquets-et-Cesc

Publié le 7 juin 2016 à 22:58

En lice pour un incroyable triplé à l’Euro 2016, la sélection espagnole a montré des signes de faiblesse lors de sa dernière rencontre de préparation, en s’inclinant à Madrid contre la Géorgie (0-1). Retour sur la prestation de la Furia Roja.

La Roja, ce n’est pas le Barça

Ou alors c’est un FC Barcelone très inoffensif… L’Espagne a évidemment dominé cette rencontre amicale contre la modeste formation de Géorgie, 137e au classement Fifa (juste derrière le Viêt Nam, le Turkménistan ou la Tanzanie). La domination territoriale fut outrageuse (76% de possession de balle), mais les hommes de Vicente del Bosque n’ont pas eu beaucoup d’occasions franches. Ils ont tenté leur chance à 17 reprises, pour seulement trois frappes cadrées. Aduriz n’a pas gagné beaucoup de points en l’absence de Morata (ménagé). Le vétéran basque n’a eu qu’une occasion à se mettre sous la dent, avec une tête à côté (23e). Nolito, lui, fut très actif depuis la gauche, mais n’a pas trouvé le cadre (64e).

Iniesta est trop important

L’ouverture du score géorgienne, en fin de première période, n’a pas forcément réveillé les champions du monde 2010. Mais l’entrée d’Iniesta, au retour des vestiaires, a quand même fait beaucoup de bien. Le capitaine du Barça est indispensable à son équipe tant sa qualité technique sublime les constructions collectives. Il l’a encore démontré durant 45 minutes, même si les Espagnols ne sont pas parvenus à égaliser. L'entrejeu initial Fabregas-Busquets-Thiago a pesé beaucoup moins dans les débats. Cesc devrait néanmoins débuter lundi prochain contre la République tchèque. 

Le onze de départ probable à l’Euro:

La défense sait à quoi s’attendre…

Puisque le double vainqueur de l’Euro en titre a perdu, la défense y est pour quelque chose. David De Gea n’a eu absolument rien à faire, mais une erreur de Jordi Alba a permis aux Géorgiens de filer au but et à Tornike Okriashvili de marquer (40e). C'est peu dire qu'il faudra se montrer serein à chaque contre-attaque adverse lors de la compétition hexagonale... Le sélection ibérique a d’ailleurs aligné, ce mardi, sa probable défense-type pour l’Euro, avec Juanfran préféré à Azpilicueta sur la droite.

Vazquez, le Coman espagnol

Seule véritable satisfaction de cette soirée madrilène: un joueur du Real. Lucas Vazquez débarque de nulle part dans cette Seleccion. Il est désormais l’une des nouvelles armes offensives de Vicente del Bosque. Pour sa grande première, le jeune attaquant s’est montré convaincant en tant qu’ailier droit durant 62 minutes. Comme chez les Merengues, où il est très apprécié par "Zizou", il pourrait devenir un joker de luxe efficace. A l’image de Kingsley Coman en équipe de France.