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"Le gros problème" de Mandanda

par La rédaction
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Publié le 8 juin 2016 à 13:22

Steve Mandanda est comme chez lui en équipe de France, un cadre qui ne compte toutefois que 22 sélections, lui l'éternel remplaçant de Hugo Lloris. Le gardien de but de l'Olympique de Marseille n'apprécie pas de devoir rester continuellement sur le banc de touche, mais s'est accommodé de sa situation malgré la frustration.

Sa première cape remonte à mai 2008 et un match de préparation menant à l'Euro en Pologne et en Ukraine, sous la houlette de Raymond Domenech. En huit ans, Steve Mandanda n'a pourtant porté le maillot de l'équipe de France qu'à 22 reprises, soit moins de trois fois par an. Le gardien de but de l'Olympique de Marseille a été contraint de se faire une raison: il doit rester dans l'ombre de Hugo Lloris.

Et ce n'est pas tous les jours facile, loin de là, surtout lorsqu'on sait que son niveau de performances n'a rien à envier au numéro un. L'ancien Havrais a parfois eu du mal à le vivre, et avait confié son mal-être ces dernières années, mais est parvenu à surmonter cette frustration. Il se trouve une importance en endossant un autre rôle. "Pour moi, la seule façon d’aider l’équipe, c’est aux entraînements ou au bord du terrain, dans le vestiaire. J’ai quand même un rôle particulier car je ne joue pas, mais je fais partie des éléments importants. Mon avis compte, il est pris en considération. Je n’hésite pas à faire passer des messages, je suis écouté, tout en restant à ma place, car je ne dois pas non plus trop en faire puisque Hugo Lloris  est capitaine", rappelle-t-il.

L'Olympien se prépare donc à vivre peut-être encore un mois en n'ayant que des chances très réduites de passer du temps sur les vertes pelouses. "C’est le gros problème: être présent, être prêt comme si on allait jouer et ne pas jouer. Mais c’est une compétition de très haut niveau, la lassitude n’arrive pas. On ne peut pas être lassé en équipe de France. C’est une chance, un honneur d’être là, on côtoie des grands joueurs. On apprend aussi, à tout âge. A partir du moment où on est dans le positif… , explique Steve Mandanda.

Lui est parvenu à vaincre sa déception, ce que n'a sans doute pas réussi à faire un Stéphane Ruffier, qui semble estimer ne pas mériter d'être seulement numéro 3. Le capitaine de l'OM pense avoir les qualités pour être titulaire, mais a accepté de rentrer dans le rang. "Ma manière de voir ce rôle a évolué, et ma relation avec Hugo Lloris a toujours été bonne, nous avons toujours eu des échanges corrects, il y a un vrai respect mutuel. Maintenant, je me prends moins la tête sur ça, même si comme tout compétiteur je préférerai être numéro 1 et jouer. Aujourd’hui, je privilégie plus le collectif que ma personne", conclut-il. Ce discours, Didier Deschamps l'apprécie forcément, lui qui insiste tant sur la notion de groupe. Mandanda l'a compris et adopte l'attitude idéale pour un sélectionneur qui n'a rien de mieux à lui proposer que le banc de touche...