UEFA - Euro 2016 - France
Tous les articles

Coman, vous allez l’adorer !

par La rédaction
Kingsley-Coman

Publié le 8 juin 2016 à 16:15

Il n’a même pas 20 ans et, pourtant, Kingsley Coman, le benjamin des Bleus, s’annonce aux côtés des Griezmann et autre Pogba comme la révélation de l’Euro qui s’ouvre vendredi. Le jeune phénomène a en tout cas tout pour plaire.

Vous allez adorer… son talent

S’ils sont plusieurs parmi les 23 joueurs sélectionnés par Didier Deschamps pour cet Euro 2016 à avoir évolué… en 3e division, d’autres ont connu une trajectoire beaucoup plus rectiligne, avant de débarquer en équipe de France. Kingsley Coman est de ceux-là et, à tout juste vingt ans – il les fêtera à l’avant-veille de France-Albanie -, l’autre « dragster » des Bleus avec Anthony Martial, doté d’une pointe de vitesse phénoménale et d’une qualité de dribble, vantées par Pep Guardiola, son entraîneur jusqu’à cette saison, affiche déjà une trajectoire fulgurante. Un label « top joueur » qui lui a déjà valu de fréquenter trois des plus grands clubs de la planète foot entre le PSG, son club formateur, la Juventus et le Bayern Munich, où il a su s’imposer dès sa première saison (23 matches de Bundesliga, 4 buts et 6 passes décisives). Avec à chaque fois au moins un titre de champion à la clé, s’il vous plaît. De quoi nourrir les plus hautes ambitions, même à son âge. "Mon objectif ultime est de devenir le meilleur joueur du monde", assurait l’intéressé en avril dernier, dans les colonnes du Guardian. N’y voyez là aucune forfanterie. D’ailleurs, l’intéressé s’empresse d’ajouter: "Je suis encore très loin de cela. J'ai tellement de travail à réaliser avant d'y arriver."

Vous allez adorer… sa fraîcheur

Coman est aussi direct face aux médias qu’il peut l’être sur le terrain lorsqu’il lance un de ses rushs dévastateurs, dont lui seul a le secret. Débarquer chez les Bleus avec "l’intention de tout casser", il faut oser… Le Munichois l’a fait. Sans crainte de choquer. Et ses premiers pas sous le maillot tricolore ne sont pas de nature à le démentir. Pas plus que ses premières apparitions devant la presse. A l’image de son recadrage en règle de son aîné Karim Benzema, suite aux accusations de racisme portées par le Madrilène à l’encontre du sélectionneur: "C’est du n’importe quoi." Comme il n’avait pas hésité non plus à remettre en place sa majesté Zlatan, ancien coéquipier au PSG (*). Un franc-parler certain, mais surtout une belle maturité lorsqu’il évoque sa place chez les Bleus et ce "statut de super remplaçant" auquel on le prédestine durant cet Euro: "Ce n’est pas le statut auquel j’aspire le plus, assure-t-il. Il y a un coach. J’ai déjà la chance d’être ici. Si j’ai la chance d’être un super remplaçant, je donnerai tout." Le genre d’attitude et de discours, entre appétit et respect, qui sied forcément à Deschamps.    

Vous allez adorer… son Euro

De l’ambition à revendre, mais un état d’esprit irréprochable. Une jeunesse triomphante et un talent déjà dévastateur. Voilà un profil qui, à la veille d’une grande compétition en France, rappelle forcément quelqu’un… Il y a du Thierry Henry chez ce Coman. Vingt ans lui aussi lors du Mondial 1998. Et avec ce potentiel pour devenir la révélation du tournoi. En même temps que le chouchou du public français, sous les yeux duquel le Parisien n’est pas franchement disposé à se contenter d’une demi-finale, le pronostic qui colle aux Bleus à la veille du match d’ouverture: "C’est notre objectif ? Je ne le savais pas. Avec ou sans les blessures, ça ne change rien. On a un groupe de qualité. Pour moi, l’objectif est d’aller le plus loin possible, gagner." On vous l’a dit et répété: vous allez l’adorer…