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Chez les Bleus, le cuistot a aussi la pression !

par La rédaction
Clairefontaine-repas

Publié le 9 juin 2016 à 07:15

A la veille de l’ouverture de l’Euro en France, chaque détail compte pour la réussite des Bleus de Deschamps. A Clairefontaine, on ne plaisante pas avec l’alimentation et le cuistot du château est un top chef !

Didier Deschamps a vécu une préparation sous haute tension. Entre blessures et polémiques. Mais le sélectionneur des Bleus n’est pas le seul "en immersion" à l’approche de l’évènement. C’est tout l’encadrement de l’équipe de France qui est focalisé sur sa tâche pour placer Hugo Lloris et ses coéquipiers dans les conditions optimales pour leur permettre de soulever le 10 juillet prochain, au Stade de France, le trophée Henri-Delaunay.

Parmi ce staff aux petits soins, David Serre occupe, comme au sein de chacune des sélections, une place stratégique. Et pour cause. Depuis deux ans, cet ancien élève au lycée professionnel Léon Jouhaux d’Antony dans les Hauts-de-Seine est le chef-cuisinier de Clairefontaine et a donc sous sa responsabilité de nourrir, avec l’aide d’une brigade de dix personnes, les Tricolores qu’il accompagne également lors de leurs matches à l’étranger. Après avoir officié durant sept ans du côté de Roland-Garros, le voilà au chevet des footballeurs tricolores. Avec forcément des principes de nutrition incontournables pour ces sportifs de haut niveau.

Risque zéro

"Les règles, c’est d’éviter la graisse animale, travailler le maximum avec l’huile d’olive, beaucoup de féculents. On doit cuire six à huit kilos de pâtes par jour environ", détaille-t-il sur France Inter. Sa hantise ? Voir sa tablée d’un genre si spécial mal digérer l’un de ses plats. "On essaye d’être très strict de ce côté-là". Il vaudrait mieux être sûr ; on n’ose imaginer les conséquences que pourrait avoir une intoxication alimentaire dans le contexte d’une phase finale. D’où la nécessité d’une collaboration étroite avec le staff médical. La sécurité alimentaire, parce qu’elle est aussi un enjeu des quatre semaines à venir, est à ce prix.

Mardi soir, quel était le menu, chef ? "On leur fait un gratin dauphinois en essayant de mettre de la crème de soja, une viande, un poisson". Certains Bleus ont-ils tendance à rechigner devant leur assiette ? "Il y en a qui sont difficiles, mais ils ont tellement de choix que cela ne pose pas de problème." Avec des exigences certes différentes d’un restaurant gastronomique, ressent-il tout de même une forme de pression ? "Elle est là", reconnaît-il volontiers. Et sa tâche ne s’arrête pas à ses fourneaux: "Je suis avec eux lors de leurs repas, s’ils ont la moindre demande ou quoique ce soit". (…) "Ça reste des stars, mais je trouve ça plutôt gratifiant de faire partie de l’équipe de France", conclut-il dévoué à sa mission.